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Nouvelles érotiques

Lundi 24 janvier 1 24 /01 /Jan 22:03

 

Avertissement : toute similitude avec des personnages existant ou ayant existé n’est pas à exclure.

 

 

 

 

 

Ils n’avaient jamais tchatché, l’Eric et le Jean. Ils créchaient le même patelin, mais ils avaient taillé leur route, chacun de leur côté. Des ratés.

Bah, ils avaient bien été au bahut, comme tout le monde… Même que l’Eric, il avait décroché une maîtrise. Mais la conjoncture s’en branlait pas mal.

L’autre, belle lurette qu’il avait foiré son CAP. RMIste, il tuait le temps en chouravant les sacs des petites vieilles.

Des fois, il se les tapait, pour le fun, histoire d’entretenir la forme.

Du cran, il en avait, sauf pour trouver du taf : cinq ans qu’il pointait !

- Salut.

 Pas de réponse. Les politesses, il avait assez donné, le Jean, quand il était plus jeune. Ca ne lui avait jamais rien rapporté.

- Tu te rappelles plus de moi ? Eric ! On était dans la même classe, en primaire !

- J’en ai rien à cirer, de ta primaire ! On s’est jamais parlés, et y a aucune raison que ça commence maintenant !

- Si ! Est-ce que je pourrais voir tes mains ?

- Non, mais… t’es pas net, toi ! Casse-toi, j’ai pas que ça à foutre !

- Pas avant d’avoir regardé tes mains.

Il les lui prit, immédiatement. Aussitôt, ses yeux quittèrent leur orbite.

- C’est bien ce qu’il me semblait ! Tu sais qui t’étais, avant, dans une vie antérieure ?!

- Euh… Ce que tu me dis, là, ça a pas un rapport avec la réincarnation ?

Certes, il n’était pas bien futé, le Jean, mais pas au point de nier les évidences.

- Ouais, c’est ça.

- J’en sais rien, moi…

- Dieu !

- Quoi ?!

- Dans une vie antérieure, tu étais DIEU !!

Ainsi donc, Dieu pouvait se réincarner en tare… Il n’y avait encore jamais songé.

Inutile de contredire un abruti pareil, même s’il avait enfin trouvé une bonne raison de croire en lui.

- Ca fait quel effet de parler à Dieu ?

Pas de réponse.

- Bon, c’est pas tout, mais il se fait tard. Et Dieu est crevé. Ciao !

Mieux valait qu’il s’en aille, avant qu’il lui en allonge une bonne.

Les pédés, c’était pas son truc, à Dieu. Quoique, une bouche restait une bouche, et il ne s’était encore jamais fait pomper par un gars.

Peut-être qu’il aurait dû tenter le coup. Mais comme ça, en pleine rue, c’était un peu trop périlleux.

Le soir même, son téléphone retentit.

- Ouais ?

- Allô, Dieu ? C’est Eric.

- Encore toi ! Quel pot de colle ! Quel effet ça fait, de téléphoner à Dieu ?

Pas de réponse.

- Qu’est ce qu’il y a ?

- Ben… je voudrais prendre une photo ! Est-ce que je pourrais passer ?

- Quand ça ?

- J’avais pensé à demain, si c’était possible.

- Demain ? Ouais, mais que le soir, alors, et vite fait ! Sois-là pour vingt heures. Tu sais où il squatte, Dieu ?

- Bien sûr !

- Encore un truc.

- Oui ?

- Tu m’accorderas une faveur. On n’a rien sans rien.

- Quelle faveur ?

- Tu verras bien demain.

Toute sa vie, l’Eric avait cherché l’endroit où Dieu pouvait bien se terrer. Non seulement il l’avait débusqué, mais il avait l’autorisation de l’approcher, pour immortaliser l’événement.

Aussi, ce ne fut pas une surprise que de le voir se pointer à vingt heures tapantes.

- Tu te rappelles ce qu’on s’était dit, au téléphone ?

- Oui, bien sûr.

- Arrête de me regarder comme ça ! Tu sais bien que Dieu est parfait… J’aimerais que tu me suces la queue.

- Quoi ?!

- Dieu a dit qu’il veut que tu lui suces la bite !

- POURQUOI ?? interrogea l’Eric, effaré

- Parce que c’est le privilège de Dieu !

Tout en prêchant ces bonnes paroles, il ouvrit sa braguette et délogea son joujou : un bon décimètre qui ne demandait qu’à doubler.

- Sache que tu as l’honneur d’être l’élu qui taillera pour la première fois une pipe à DIEU !

- C’est que…

- C’est que quoi ?!

- C’est que… je l’ai encore jamais fait !

- Et alors ! Dieu ne s’est encore jamais lavé la queue dans la bouche d’un gars non plus, et c’est pas ce qui l’empêche de vouloir le faire ! Alors fous-toi à genoux, et pompe !!

Personne n’avait encore jamais contredit Dieu. Ce n’était pas ce soir-là que ça allait commencer.

Lentement mais sûrement, l’Eric se mit à sucer la pine qui lui était tendue.

- Plus profond, fainéant ! C’est du travail bâclé, ça ! Je veux la sentir au fond de ta gorge, comme dans les films ! Voi-i-i-i-là-à… Co-o-o-m-m-m-e ça ! Vas-y, creuse bordel !! Voi-i-i-là-à-à !!! Accélère, maintenant ! Allez, plus de rythme ! ! Voi-i-i-i-là-à-à-à !! Et mollis pas, sinon, c’est la raclée !!!!

L’autre avait été élevé dans la crainte de Dieu. Alors, il s’appliqua comme jamais.

- Ca fait quel effet de sucer la biroute de Dieu ?

Pas de réponse.

Deux minutes plus tard, il lâcha la semence dans la bouche de son serviteur qui, les yeux mi-clos, grimaçait, recrachant le jus comme il pouvait.

- Avale le foutre de Dieu jusqu’à la dernière goutte ! Voi-i-i-i-i-là-à-à-à-à !! C’est bien… T’auras droit à ta photo.

Les tocards avaient toujours eu droit aux photos, même les pires, vénérés par plus minables qu’eux. Il fallait bien que la société récompense ceux que la nature n’avait pas épargnés. Comme quoi, elle était magnanime, en dépit des apparences.

Dieu, lui, non. La miséricorde, pas pour lui. Un mot de moins dans un jargon diablement limité. Et qu’est-ce que ça pouvait lui foutre ? Il venait de trouver un fidèle. Un VRAI. Il  fallait être con comme un croyant pour ne pas en abuser.

- Dis, ça te dirait d’être mon premier disciple ? demanda le Jean

- Et comment…

- Mais ça se mérite… Ta sœur.

- Ma sœur ?

- Ouais, t’as bien compris : je veux voir ta SŒUR !

Le bel âge, quinze ans ! En tout cas, une ado, c’était quand même plus émouvant que les petites vieilles ou la bouche d’un débile.

Dès le lendemain, il l’enfila. Par devant, derrière, dessus, dessous. Tout le Kama sutra y passa. Un bon coup, vraiment.

- Dis, ça fait quel effet de se faire culbuter par Dieu ? questionna-t-il, en remettant ses fringues.  

Pas de réponse.

Pour satisfaire à ses nouvelles ambitions, il lui fallait plus de thunes. Marre de cogner des vioques qui n’avaient jamais assez dans leur sac. Avec ses deux montures, il allait dorénavant se la couler douce : elles feraient le boulot à sa place.

Deux semaines s’écoulèrent. Dieu touchait du flouze sans rien foutre, si ce n’est à la frangine de son disciple, qu’il tabassait à sa guise, quand l’envie lui prenait et qu’il en avait marre de la sodomiser brutalement.

S’il ne savait pas pourquoi, elle, si. Et ça lui suffisait.

Mais ce train de vie le lassa rapidement. Il aimait le changement, lui, pas comme l’autre, dont il avait trop souvent entendu parler. Comment pouvait-il étendre sa puissance, maintenant ?

 

Le pont était haut : cinquante mètres au moins. On l’apercevait des kilomètres à la ronde. En bas, sur l’autoroute, les voitures filaient, dispersant ici et là des restes perdus dans la nuit.

 


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