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Jeudi 27 janvier 4 27 /01 /Jan 00:24

Comment rester insensible au charme envoûtant d’une ville caractérisée par tant de bouchons où il faisait si bon s’attarder, un verre de beaujolais à la main, au cœur de vieux quartiers empreints d’histoire, classés au patrimoine de l’Humanité, aux abords de 2 fleuves se rejoignant en aval, après avoir longuement déambulé dans un somptueux parc renfermant entre autres curiosités notables, un jardin zoologique et botanique de tous premiers ordres ?

Difficile de trouver dans son entourage un fureteur insatisfait après qu’il ait fréquenté la capitale des gaules en long, en large et surtout en travers, là où elle regorgeait d’autres charmes quelque peu différents, comme ceux que l’on pouvait découvrir au cœur d’une ruelle étonnamment déserte, perpendiculaire à la célèbre rue de la république, plus précisément dans un sex-shop des plus communs, avec ses vieux satyres en guise de clients, ses vendeurs de bonne famille au langage précieux et, en prime, un guignol tout aussi charmant que celui de Mourguet, mais un tantinet moins vertueux.

 

¾ d’heure déjà que Jean-Edouard déambulait au rez-de-chaussée, entre les rayons bondage, scato et zoo, littéralement fasciné par les jaquettes des nombreux DVD particulièrement crades qu’il avait sous les yeux.

- Monsieur, je peux peut-être vous renseigner ? Qu’est-ce que vous recherchez, au juste ?

- Bonjour. En fait, j’ai du mal à faire mon choix. Il y a tellement de films que c’est pas évident… répondit Jean-Edouard, d’une voix peu assurée.

- Attendez, je suis là pour vous aider… C’est plutôt quoi, vos préférences, à vous ? Toutes les dernières nouveautés sont à l’entrée du magasin, juste derrière les godes. Les films à visionner en cabine, c’est tout au fond. Cette semaine, à l’achat, on fait - 20% sur les Private, derrière vous. Et là, juste à côté de moi, c’est tout à 10€. Mais il faut faire vite, à ce prix là, ça part comme des petits pains ! Il nous reste encore quelques Rocco, si ça vous intéresse.

- Merci, mais Rocco, c’est pas trop mon style… Je préfère les films plus hard, rétorqua t-il, non sans avoir au préalable jeté un coup d’œil furtif autour de lui, afin d’être bien certain que personne ne pouvait l’entendre.

Son interlocuteur eut un sourire amusé.

- Je vois… Les films allemands, c’est au fond du magasin, juste avant le rayon gay. Tous les GGG sont à 15€. Profitez-en, c’est encore les soldes ! La semaine prochaine, ça sera fini. On a même mis des cassettes vidéos allemandes qu’il nous reste à 3€, dans un grand carton, à côté. Il faut qu’on s’en débarrasse.

Constatant que Jean-Edouard demeurait toujours autant indécis, il enchaîna :

- Si vous prenez 3 DVD à 10€, je vous fais le tout pour 25€ !

Le vendeur maîtrisait visiblement les rouages de son métier. Jean-Edouard jugea cet argument commercial convaincant, puisqu’après quelques nouvelles hésitations, il opta finalement pour un DVD français du même acabit que les productions allemandes les plus épicées : une femme enceinte de six mois avait été filmée ligotée, durant une copieuse séance SM à base de flagellations, lavements, fist-fucking et autres humiliations de ce type, avant que les acteurs ne viennent parachever le travail en urinant dans sa bouche lors de la scène finale, jugée mémorable par la société commercialisant le film.

Le second DVD qu’il choisit mettait en scène une big mamma black décomplexée aux prises avec un groupe de sexagénaires censés avoir été privés de sexe trois mois durant avant le début du tournage. 

Le troisième, plus classique, se contentait de mettre aux prises des jeunes actrices inexpérimentées, à la plastique irréprochable, et un nain dominateur insatiable.

 

Au moment où il récupérait sa carte bancaire, un drôle d’énergumène descendit les escaliers, surexcité. Le teint pâle, indignement petit, affublé d’une chemise à fleurs bleue ridicule et d’un jean délavé sale qui lui tombait jusqu’aux genoux, il claudiquait considérablement, arborant un sourire radieux mettant en avant ses grandes dents jaunes cagneuses, un bras caché derrière le dos.

- Alors, Ronaldo, c’est comment, là-haut ? lui demanda avec empressement le vendeur, avant de le considérer avec méfiance, lorsqu’il s’approcha de la caisse.

- Pourquoi tu planques ton bras derrière le dos come ça ?! Qu’est-ce que t’as encore fait ?        

Nullement intimidé par la présence de Jean-Edouard à ses côtés, Ronaldo avança lentement son bras, dodelinant de la tête, comme pour s’excuser. Sa manche et une partie de sa main étaient littéralement trempées. Une odeur caractéristique commençait à titiller les narines de Jean-Edouard. Aucun doute : la chemise et la main du dénommé Ronaldo étaient imprégnés de sperme !

- Excuse-moi, Brahim, j’avais plus de PQ…  bredouilla t-il, un peu penaud. Elle a tout pris !

- Mais c’est pas possible… grommela le vendeur, dépité. A chaque fois, c’est la même chose, avec celle-là… Dès qu’elle se pointe, il y en a partout : sur les fauteuils, sur la moquette, partout !! Il y en a même sur les murs !! Mais qu’est-ce que tu crois, Ronaldo, ça va pas disparaître comme ça, toutes ces traces blanches, merde !! Le patron, il commence vraiment à en avoir marre d’embaucher tous les trimestres une nouvelle femme de ménage pour décrasser tout ce merdier !! Le prochain coup, je te ferai tout lécher !!          

En guise de réponse, il eut droit à un ricanement niais accompagné d’une gesticulation mal à propos.

Oui, aux côtés de Jean-Edouard se tenait un simplet, un vrai, comme on en voyait uniquement dans les vieux films de Charlie Chaplin, à cette nuance près que celui-là, véritablement handicapé, amusait un peu moins la galerie. Une touche de couleur avait suffi pour propulser ce guignol des temps modernes dans une arène loufoque où les principes élémentaires de bienséance n’existaient pas.

Après tout, autant les laisser aux autres, ceux qui paradaient fièrement dans les grandes enseignes du 2ème arrondissement,, à deux pas de là, l’air renfrogné, aux bras de bourgeoises décaties dont certaines échouaient parfois ici, au 1er étage, à la recherche du grand frisson, celui qui leur titillait l’entrecuisse, à l’approche de la ménopause, quand elles ressentaient le besoin urgent de se rassurer, tout en parfaisant rigoureusement leur éducation.            

- Je suis nase… Il faut que je me repose un peu et après, j’y retourne ! Elle m’a fait jouir 2 fois, déjà, cette salope, tellement elle suce bien ! se glorifia Ronaldo.

- Ca fait combien de temps, maintenant, qu’elle est en haut, l’autre ? Il est presque 17h. Ca fait longtemps, qu’elle est montée… Plus de 2h !

- 2h, 3h, 4h, rien à foutre ! répliqua Ronaldo, avec véhémence. Tout ce que je vois, c’est qu’elle suce tout le monde, c’est tout ce qui m’intéresse ! Bon, je vais me laver les mains et je remonte !

Il se dirigea vers les toilettes, laissant Jean-Edouard pantois. Remarquant son trouble, le consciencieux  vendeur s’adressa à lui :

- Tous les mercredis, c’est la même chose… Il y a une nana qui vient avec son mari. Ils montent à l’étage. D’abord, il la baise devant tout le monde et après, elle suce tous les mecs dans les parages, dans le cinéma. Elle peut rester des heures à les sucer, elle n’en a jamais assez…

 

Deux personnes pénétrèrent par la porte arrière du magasin et se dirigèrent vers la caisse.

La première, une grande métisse appétissante, très charpentée, aux longs cheveux bouclés, portait un manteau en fourrure brun désuet, un jean moulant comprimant son imposant fessier et ses cuisses charnues, ainsi que des grandes bottes plates bon marché, de couleur marron.

La seconde, exagérément fardée, était vêtue d’une longue veste noire cintrée à capuche et d’un pantalon gris fuselé. Ses longs cheveux blonds ondulés lui tombaient quasiment jusqu’aux fesses. Juchée sur des immenses talons noirs vulgaires, elle avançait avec la grâce d’un pachyderme.

Son nez fort, son front haut, large et ses sourcils épais ne laissaient guère de doute sur son genre : il s’agissait d’une transsexuelle. 

Les deux copines connaissaient la maison, plus particulièrement le commerçant, qui les interrogea :

- Alors, elle était là, votre copine ? Elle est d’accord ?

- Désolé, Brahim, elle n’était pas là… On a appelé sur son portable, mais il n’était pas branché. On va te filer son numéro et son e mail, tu verras directement avec elle, ce sera plus simple. Mais t’inquiète, elle est toujours partante pour un bon plan cul ! Et l’autre, elle est toujours à l’étage ? interrogea le 3ème sexe, d’une voix envieuse.

- Oui. Parti comme c’est, ça va durer toute l’après-midi, Paola… C’est une sacrée salope, celle-là ! A chaque fois qu’elle vient, il y en a pour des heures. Remarque, c’est pas moi qui vais m’en plaindre, ça attire les clients ! La preuve, t’es revenue avec Souria ! Si seulement il n’y avait pas tout ce foutre à nettoyer après…

- Putain, c’est quand même dingue de sucer autant de mecs que ça ! Elle veut rentrer dans le livre des records ou quoi ?!

Souria ajouta, espiègle :

- Bon, ben… il n’y a plus qu’à retourner voir le spectacle, alors !

Le cœur de Jean-Edouard battait la chamade. Imaginer ce qui se passait juste au-dessus de sa tête l’intriguait davantage encore que les longs rugissements émis par sa sexy voisine de palier chaque week-end, lorsqu’elle retrouvait son homme qui rentrait de ses longs déplacements et le laissait entendre à sa manière, en le clamant haut et fort.

Et puis, il y avait tous ces gens autour de lui qui parlaient de ces choses-là avec tant de détachement… Aussi, il ne mit pas bien longtemps à leur emboîter le pas, suivant les conseils avisés du vendeur, qui consentit à lui réclamer 10€ au lieu de 15 pour lui permettre d’accéder à l’étage, où un film porno était diffusé dans une grande salle.

 

L’endroit s’avérait plus spacieux qu’il ne l’imaginait. De nombreuses petites cabines vides ornaient le couloir menant à la grande salle de cinéma. A l’évidence, un spectacle plus intéressant se déroulait ailleurs.     

Parvenu à l’entrée de la salle de projection, Jean-Edouard fut frappé par le silence religieux qui y régnait. Au premier rang, une vingtaine d’individus loufoques formait un cercle, si bien qu’il eut grand mal à se frayer un chemin pour découvrir l’objet de leur curiosité, une grognasse brune à la poitrine nue et tombante, confortablement assise dans un fauteuil. Son grand cou ridé était entouré d’un immense collier noir. Le rimmel superflu qu’elle avait déposé sur les quelques cils qui lui restaient coulait abondamment sur ses joues creusées, tandis qu’elle suçait vigoureusement le gland de l’épaisse queue veinée qui lui était présentée en offrande, comme sur un plateau.

Tout autour, les spectateurs se délectaient du spectacle. Certains se branlaient lentement, d’autres demeuraient stoïques, ne quittant pas des yeux la grande bouche de l’ogresse qui œuvrait,  et dont il ne restait que quelques traces disparates de rouge à lèvres.

A ses côtés se trouvait un vieil homme dégarni, au visage buriné et sévère, tenant en mains une courte laisse en métal, qui tenait vraisemblablement le rôle du Maître. Sans doute avait-il consenti à libérer sa soumise, le temps d’une escapade.      

Considérablement excité par la situation, Jean-Edouard s’avança vers elle et se mit à lui palper un sein, dont le téton violacé était percé. Puis, voulant briser le silence, il lui lança, d’une voix grave :

- Avale bien sa grosse queue, sale chienne !

Son initiative n’eut pas l’effet escompté. Il fut rudement rejeté du cercle, à son grand étonnement.

Dépité, il se mit à l’écart et regarda quelques instants le grand écran, où était diffusé un film dénué d’intérêt : un grand black sodomisait mollement une jeune asiatique blasée.

Jean-Edouard poursuivit sa visite des lieux.

 

Les toilettes se tenaient à l’arrière du cinéma. Il n’eut pas le courage de s’y aventurer. Il croisa la grande métisse qu’il avait repérée à l’entrée, flanquée de son acolyte. Comme s’il n’était pas là, elle s’adressa à son amie, exaltée :

- T’as vu la queue du mec qui est en train de se faire pomper ?! Quel morceau, dis-donc, pour un blanc-bec ! Il est monté comme un âne, ce mec !! Ca fait envie !!

D’un air détaché, Paola rétorqua :

- J’en ai déjà sucées des plus grosses que ça, tu sais, Souria ! Elle suce mal, l’autre. Elle suce que le gland, en fait, c’est bâclé… Le mec n’a pas intérêt à être circoncis !

Bâclée ou pas, sa longue pipe fit tout de même son petit effet.

Dès qu’il rejoignit de nouveau le cercle, Jean-Edouard vit le visage juvénile de l’étalon se crisper. Des râles sourds s’échappèrent de sa bouche, quatre grandes giclées successives jaillirent de son urètre et fouettèrent le visage de l’élue, devant l’assistance médusée.

Condescendant, son Maître ne tarda pas à retrouver une certaine contenance. Il lui tendit des feuilles de papier WC, afin qu’elle puisse essuyer son visage maculé de sperme.

L’étalon, quant à lui, avait déjà remballé le matériel, cédant instantanément la place à un barbon bedonnant à la queue fripée, courte et recourbée.

- Vas-y, Claire, prends-là aussi en bouche, celle-là, tu ne l’as pas encore goûtée ! ordonna son Maître, d’un ton péremptoire.

Jean-Edouard comprit alors les règles implicites qui régissaient cet endroit particulier : seul le Maître avait l’autorisation de diriger sa soumise. Tous les autres ne servaient que de faire-valoir.

Malheureusement, le vioque était un éjaculateur précoce. Quelques va et vient seulement suffirent à le faire juter, au grand dam de Claire, nullement rassasiée, qui réclama de suite un autre chibre. Un audacieux s’allongea à terre, la queue raide et l’invita à le chevaucher sur-le-champ.

Il essuya un refus catégorique du Maître qui, fort mécontent de son initiative, remit la laisse de sa soumise.

- Je n’offre les trous de ma soumise qu’à des étalons blacks virils triés sur le volet !

Le couple évacua lentement la grande salle de projection, une vingtaine d’énergumènes à ses trousses.

Jean-Edouard en profita pour reluquer attentivement le cul flasque et les guiboles de Claire, qui avançait à quatre pattes, en rampant.

Pour dissimuler au mieux ses nombreuses vergetures, elle portait des cuissardes noires, ainsi qu’un indécent short assorti découpé négligemment au niveau des orifices.

Son Maître l’incita à s’introduire dans la 1ère cabine privée qu’ils aperçurent et ferma la porte à double tour, derrière lui. La foule s’éparpilla.

Moins d’une minute plus tard, des gémissements trouèrent l’atmosphère, puis se muèrent en de véritables cris aigus. Pour une raison inconnue, le Maître avait décidé d’infliger une véritable correction à sa soumise.

Il s’était d’abord contenté de lourds coups de ceinture sur les fesses, à intervalles réguliers. Son plaisir allant crescendo, il jugea plus opportun d’utiliser ensuite la boucle de son ceinturon, cognant de plus en plus fort, frénétiquement. Plus elle hurlait, plus il lui marquait la chair, pour asseoir davantage sa domination, sans la moindre compassion pour le probable calvaire qu’elle endurait et qui accroissait son plaisir.

 

Laissant le couple roucouler en paix, Jean-Edouard revint sur ses pas, frustré.

Un nouveau cercle s’était formé, au premier rang. L’éclopé Ronaldo, de nouveau en verve, avait remis le couvert.

Déchaîné, les 2 mains plaquées derrière la tête d’une victime, qu’il faisait aller et venir à sa guise, il goûtait de nouveau aux joies intenses de la fellation, en compagnie d’un admirateur zélé, cette fois. Sans doute aimait-il varier les plaisirs.

Aussitôt revenu de sa surprise, une main toucha l’épaule de Jean-Edouard, qui tourna la tête.

 

- Tu veux que je te suce aussi ?

 Emoustillée, Paola était prête à passer à l’action, désormais.

Stupéfait, Jean-Edouard resta muet. Paola lui susurra à l’oreille, d’une voix suave :

- Je suce bien, tu sais… Avec moi, pas de chichis, j’avale tout.

Jean-Edouard ne bougeait plus. Le troisième sexe, il n’avait encore jamais touché.

Durant son service militaire, il s’était amusé à en effrayer certains, de passage au bois de Boulogne, à Paris, un soir de beuverie entre copains de régiment. Là, il n’avait pas picolé. Un spécimen se tenait devant lui et l’avait même choisi, parmi d’autres prétendants qui n’attendaient que ça, ce qui flatta son égo.

Il esquissa un demi-sourire que Paola interpréta, à juste titre, comme une marque de faiblesse. Elle colla alors délicatement sa paume contre la braguette de Jean-Edouard, tout en s’accroupissant.

- Mais tu bandes, mon salaud… Fais-moi voir un peu tout ça !

Elle déboutonna brusquement son pantalon, ouvrit sa braguette et y délogea son appareil génital. Paola était un trans actif. Tout en le masturbant en douceur, elle ajouta :

- T’as des grosses couilles, toi ! Mmmm… Les grosses couilles excitent les femmes. Elle pue, ta queue… mais j’adore quand c’est sale ! Elle est bien droite… C’est plus pratique, pour sucer. Beaucoup d’hommes ont la queue tordue, tu sais…

Immédiatement, il enfourna le sexe de Jean-Edouard jusqu’à la garde, avec une aisance déconcertante. Personne n’avait encore jamais englouti son gourdin avec une telle fougue, et certainement pas sa bourgeoise, une grenouille de bénitier sans saveur qui ne baisait qu’une fois par mois en moyenne, en fantasmant sur quelqu’un d’autre, uniquement en missionnaire.

Tout juste si elle ne le vouvoyait pas… Les pipes, c’était pour les putains uniquement, étant donné que par nature, une bite dégageait une odeur nauséabonde. Aussi, les hommes qui en réclamaient ne valaient pas mieux qu’elles.

Constatant les gémissements de plus en plus ostensibles de Jean-Edouard, Paola mordilla le bout de sa verge et accéléra nettement le rythme. Pour accroître son excitation, elle écarta lascivement les cuisses et commença à se masturber en même temps.

La vue de sa longue baguette fine stimula Jean-Edouard, qui grimaçait de plus en plus, incapable de se contenir davantage.

- Attention, je sens que ça monte… Ca va venir.

Paola stoppa net tout mouvement dès qu’elle enfonça de nouveau la pine de son toy boy jusqu’au gosier. Elle put ainsi recueillir sa semence directement au fond de la gorge.

Elle ne consentit à lâcher prise que lorsqu’elle sentit la tige de Jean-Edouard ramollir. Elle la repoussa alors avec dédain, comme pour se débarrasser d’un joujou devenu soudain trop encombrant.

 

Deux gringalets, qui avaient assisté à toute la scène, l’aidèrent galamment à se relever.

Le premier se plaça derrière elle. Il cracha dans sa main, enfila rageusement une capote et ordonna à Paola de se cambrer. Sans préparation, il l’encula rudement, pendant que son allier de circonstance fourrait sa queue difforme, semblable à une saucisse de Morteau, dans la bouche de Paola, tout en l’injuriant copieusement.

Souria, qui s’était éclipsée quelques instants pour téléphoner en paix, avait quant à elle vainement tenté de se rapprocher de sa copine à son retour, au milieu de tous ces animaux en rut qui lui barraient volontairement la route. Elle fut à son tour harponnée par deux maghrébins effrontés.

Sans même obtenir son consentement, ils lui ôtèrent son manteau, lui ouvrirent maladroitement sa robe échancrée qui dissimulait sa généreuse poitrine et se mirent à la peloter énergiquement. Hardis, ils n’hésitèrent pas à aspirer ses gros tétons, durs comme du bois, lesquels trahissaient son excitation manifeste.

Dans le feu de l’action, elle parvint tout de même à se frayer un chemin aux côtés de Paola, toujours occupée, et déboutonna son jean, qu’elle fit glisser à terre.

Enfin débarrassée de l’encombrante étoffe, elle se sentait libre comme l’air. Porter des culottes ne convenait pas aux femmes exhibitionnistes dans son genre, qui aimaient par-dessus se faire tringler à la hussarde par des inconnus entreprenants.

Un troisième larron, à la dentition proéminente et aux muscles saillants, se rapprocha d’elle et posa ses mains calleuses sur ses larges hanches. Elle les dirigea instinctivement entre ses cuisses charnues.

Le gaillard ne se fit pas prier. Il s’agenouilla, lui écarta les grandes lèvres et y introduisit grossièrement deux doigts, qu’il enfonça le plus profondément possible.

Trempée, la jouisseuse n’opposa pas la moindre résistance.

Tout dans les miches et le popotin, absolument rien ailleurs, à coup sûr ! A quoi bon… Dans ces lieux branchés, les cérébrales étaient rarement les bienvenues. Ceux qui avaient l’infortune de tirer ces  numéros devaient continuellement imaginer une ribambelle de scénarios à la con pour les exciter. Les blacks, elles, se passaient volontiers de toutes ces simagrées.   

Notre doigteur de circonstance s’avéra moins doué pour lui stimuler efficacement son gros clitoris, qu’il ne parvint pas à faire rouler entre ses doigts. De même, introduire délicatement sa langue râpeuse dans sa moule velue lui était impossible.

Souria, en revanche, savait parfaitement utiliser la sienne, à l’instar de l’expérimentée Paola.

Elles le démontrèrent en léchant tour à tour la raie des fesses de tous les hommes qui défilèrent sous leurs yeux, nus comme des vers, à l’exception notable de Jean-Edouard, misérablement pudique, qui préféra rester à l’écart.

 

Les deux bécasses reçurent ensuite les hommages appuyés qu’elles étaient en droit d’exiger d’une telle assistance.

Face au grand écran, les mains et les genoux collés au sol, elles subirent les assauts répétés de leurs convives, dont elles découvraient l’anatomie à mesure de leurs va et vient.

Les mieux dotés leur transpercèrent les entrailles sans vergogne. Les autres se contentaient de s’y vider les couilles, quand ils ne le faisaient pas dans un préservatif, pour les plus précautionneux d’entre-eux, qui craignaient autant les MST que les morbaques.                             

Une queue alternativement plantée dans ses deux orifices, Souria couinait, au bord de l’apoplexie, remuant ses grosses fesses tatouées, pleines de cellulite.

Paola, qui possédait un anus exceptionnellement dilaté, encaissait en silence, aspirant goulument chaque manche qui traînait dans les parages.

La technique de la gorge profonde n’avait plus de secret pour elle depuis belle lurette. Aussi, elle en fit naturellement profiter tout le monde, désireuse de démontrer à tous qu’en dépit des préjugés les plus coriaces, personne ne taillait de plus belles pipes que les trans.

Elle recueillit en bouche le jus de tous les participants qu’elle avala, à tour de rôle, en bonne chienne soumise qu’elle avait toujours été.             

Les festivités à l’étage attirèrent de nouveaux pèlerins, tandis que d’autres, définitivement repus détalaient, mais jamais la queue entre les jambes, toutefois, contrairement aux apparences.

 

Après avoir encaissé une magistrale double pénétration, Souria arriva à satiété.

Elle se rhabilla et déguerpit,  délaissant la gloutonne Paola, qui trouvait toujours un phallus à se remettre sous la dent.

Jean-Edouard la suivit. Spontanément, elle lui transmit son numéro de téléphone et son adresse e mail, ce qui le tranquillisa, car même s’il avait soigneusement noté au préalable dans son  agenda en cuir hors de prix que lui avait récemment offert sa mousmée quelques numéros de téléphone utiles laissés par quelques chaudasses sur un tableau prévu à cet effet, mieux valait assurer ses arrières avec une black sans tabous qu’il venait tout juste de voir à l’œuvre.          

L’heure tournait. Sa montre indiquait 19h30. Plus de 5h déjà qu’il avait quitté sa matrone.

Deux chiards l’attendaient impatiemment à la maison pour prendre leur bain et becqueter.

S’il avait réussi à passer son tour la veille, il savait pertinemment qu’il ne pourrait le faire une seconde fois consécutivement, même si mentir était chez lui une seconde nature.  

 

Lorsqu’il ressortit enfin du sexe shop, il dut supporter les railleries d’une bande d’adolescents boutonneux qui squattait dans le secteur, mais qu’importait : si l’amour était dans le pré, d’après les émissions débiles diffusées en boucle sur nos petits écrans, les menus plaisirs, eux, créchaient à coup sûr dans les bouches et entre les cuisses des trans, même si, évidemment, aucune caméra n’oserait un jour mettre cette vérité-là à nu.

 

La suite des événements allait prendre une tournure que la bienséance m’interdit de développer davantage.

En quelques mots, disons que cette fois, Edouard s’était contenté des hors d’œuvres. De nature réservée, il avait simplement pris ses marques dans un environnement qui lui était étranger.

Dès la semaine suivante, il entrerait dans la danse, de plein pied. 

Tous les numéros de téléphone des croqueuses qu’il avait recueillis, il allait les composer.

A chacune d’entre-elles,  il dégoiserait tout l’éventail d’obscénités dont il était capable et qu’elles voulaient entendre de la bouche de types dans son genre. Qui savait, finalement, s’il ne parviendrait pas à toutes les tringler, à force d’abnégation ?

Après tout, les gens mariés fantasmaient aussi. Même eux avaient le droit de s’évader, alors que se profilait de nouveau ce que sa grosse appelait sottement un heureux événement.

Les ambiances feutrées des partouzes inopinées, il s’en accommoderait volontiers. Il avait toujours eu le goût d’entreprendre et une faculté d’adaptation remarquable. Il tenait ça de son vieux père, un facteur à la retraite jadis très apprécié des femmes, qui avait exercé ses multiples talents dans un paisible village de Moselle où Jean-Edouard avait grandi, croisant régulièrement d’étranges paroissiens qui avaient avec lui comme un air de famille, bien qu’officiellement, il n’avait pas de frère.

Quels comptes aurait-il à rendre, en chevauchant ces pouliches qui ne seraient pas même ses maîtresses, tant elles sautaient de jockeys en jockeys, le feu constamment au cul ?

Son avenir, il aurait tout le loisir d’y songer à nouveau le lendemain ou le surlendemain, s’il lui fallait davantage de temps, voire même le lendemain du surlendemain. Bref, le plus tard serait le mieux.


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