Le blog de ecritsinterdits.erog.fr

-          Salope, t’as vu à quelle heure tu rentres, encore une fois !

-          Il faut savoir ce que tu veux, mon vieux ! Tu ne voulais pas que je te dérange, alors je suis partie. Il ne faut pas me le dire deux fois, à moi ! Et de quel droit tu me traites de salope ?!

-          C’est la stricte vérité ! Tu sais quelle heure il est ?

-          Non, je n’ai pas fait gaffe, tu vois…

-          Il est presque trois heures du mat’ ! Une nana qui rentre au bercail à trois heures du mat’ avec les cheveux complètement décoiffés, j’appelle ça une salope !!

-          Je te permets pas de me parler sur ce ton, t’as compris ?!

-          T’étais où, alors ?! Même pas un coup de fil pour me prévenir !

-          Et depuis quand Monsieur s’inquiète ? Monsieur me ferait t-il subitement une crise de jalousie ?

-          Détourne pas la conversation, t’étais où ?!

-          Tu veux vraiment le savoir ??

-          Oui, et t’as pas intérêt à me raconter des bobards !

-          Chez Kamel !

-          Quoi ??!! Ne me dis pas que t’étais avec ce con-là ?!

-          Et si… Ca fait des mois qu’il me drague ! Cette fois, je l’ai laissé faire !

-          Tu veux dire que t’as baisé avec ce bougnoule ??!! J’hallucine…

-          Oui, on a baisé ensemble, puisque c’est ça que tu veux savoir ! On a baisé toute la soirée, comme des bêtes !! Et tu sais quoi : c’était tellement bon qu’il m’a fait jouir trois fois !

-          T’es vraiment qu’une sale roulure !!

Il s’approcha d’elle et lui colla une gifle mémorable.

-          Tu l’as bien cherchée !

Lorsqu’elle releva la tête, elle le griffa âprement au visage. Des gouttes de sang apparurent.

Fou de rage, il saisit sa longue tignasse blonde et tira intensément, tel un forcené.

Elle hurla de douleur. Ne relâchant pas son étreinte, il la traîna jusqu’à l’autre bout de la pièce.

-          Arrête, par pitié, ça me fait trop mal !

-          Tu me supplies, maintenant, sale pute ! Je parie que l’autre aussi, tu l’as supplié de te baiser à mort…

-          Non…

-          Menteuse ! Dis la vérité ou je ne te lâcherai pas !

-          Oui, je l’ai supplié de me baiser comme une chienne…

-          Pourquoi ??

-          Je ne sais pas. S’il te plaît, lâche mes cheveux, ça me fait trop mal… implora-t-elle, écrasant quelques larmes.

-          Si, tu sais pourquoi ! Dis-le !! Dis que t’es qu’une salope ou je ne te lâcherai pas !!

-          Je suis une salope.

-          Plus fort !

-          Je suis une salope !

-          Plus fort, je t’ai dit !!

-          Je suis une salope !! hurla-t-elle

Il relâcha sa tignasse. Une touffe de cheveux vola. Le plafond de la pièce trembla et de sourdes protestations s’échappèrent de l’appartement situé au-dessus du leur.

-          Encore la vieille fille du dessus… Trouve-toi un bon mâle, après tu pourras la ramener, vieille peau !!

Les plaintes redoublèrent.

-          Ferme ta grande gueule ou je monte là-haut et ça va chier pour ton cul, je te préviens !

Il soupira, puis s’adressa de nouveau à sa dulcinée :

-          Non mais, t’as vu comme t’es guindée… Mini jupe, décolleté plongeant. Une vraie pute !

-          Et alors ?!

-          Et alors ??!! Avec des fringues pareilles, ce n’est pas étonnant que tous les vicelards du coin te tournent autour. Pourquoi dès qu’une bonne femme est à peu près bien roulée, il faut toujours qu’elle fasse le maximum pour aguicher tous les mecs ?

-          Ca te dépasse, hein ?! C’est sûr que toi, ce n’est pas avec ta barbe de prophète que tu pourrais ! Je suis sûre que tu ne t’es pas rasé depuis deux mois, au moins… Et t’as vu l’état de tes cheveux : ça t’arrive de les laver, de temps en temps ?!

-          Je n’ai pas de leçon à recevoir d’une poufiasse qui tringle avec le premier venu !

-          Tu sais ce qu’elle te dit, la poufiasse ?! Va te faire foutre ! Astique-toi, d’abord, après tu pourras parler !! T’as vu ta tronche : on dirait un clodo…

-          Je te reconnais bien, là : trois mots de vocabulaire à tout casser. La pétasse blonde dans toute sa splendeur ! Quand je pense que tu bosses dans une bibliothèque… Ca prouve bien qu’ils embauchent n’importe qui, dans le public…

-          Peut-être bien, mais moi, au moins, j’ai un métier ! Je ne glande pas toute la journée devant la télé à attendre que le pognon rentre !

-          Assistante-bibliothécaire en emploi jeune dans une commune paumée de même pas trois mille habitants, payée trente-cinq heures à peigner la girafe, t’appelles ça un métier, toi ?!

-          En tous cas, c’est mieux que d’écrire des histoires de cul pour un éditeur minable qui ne vendra jamais rien !

-          Mais moi, ma chère, j’ai encore ma dignité ! Je n’ai pas couché avec le maire pour avoir une place !

-          Tu parles, qui voudrait de toi, d’abord ?! A part moi, je ne connais pas une seule nana assez conne pour se foutre à la colle avec un écrivain raté plus fainéant qu’une couleuvre !

-          Répète ça encore une fois et tu verras ce qu’il va te mettre dans les dents, l’écrivain raté !! menaça t-il, le poing levé dans sa direction.

Il s’approcha du buffet, ouvrit une porte, scruta à l’intérieur et reprit :

-          T’as été faire les courses quand, la dernière fois ?

-          Cet après-midi.

-          Pourtant, ce n’est pas la fin du mois, il me semble…

-          Non.

-          Alors pourquoi t’as acheté ces bières de merde ?! Je t’ai déjà dit cent et mille fois que je ne bois que des Heineken. Pareil pour le whisky : c’est du Jack Daniel’s ou c’est rien !

-          Ah… parce que Monsieur est capricieux, en plus ! Ca fait des mois que Monsieur glande au RMI, mais il faut lui acheter son Jack Daniel’s, comme les super héros dans les vieux films noirs américains bidons…

-          Parfaitement ! Il n’y a que ça qui m’inspire ! Bogart carburait au Jack Daniel’s. Hemingway, Dos Passos et Bukowski, pareil. Alors pourquoi Alexandre Martin ne ferait pas pareil, hein ?!

-          Mais parce que Alexandre Martin n’est PAS Bogart ou Hemingway, tout simplement ! Alexandre Martin est commun ! Son nom est commun, d’ailleurs… TOUT est commun, chez lui : sa manière d’embrasser, de chialer, de rire, de baiser, de picoler, sa queue, ses hobbies, ses crises, ses écrits, tout, absolument TOUT !! Alexandre Martin est un bon à rien, voilà la vérité !!

-          Mais tu ne pigeras jamais rien, ma parole ! Un homme aussi, ça a besoin de réconfort, de soutien, pour continuer à se battre dans cette chienne de vie ! Tu crois vraiment que c’est en me parlant comme ça que tu vas m’encourager à me sortir de la crise ?!

-          Tu parles : ça fait trente ans qu’elle dure, ta crise, depuis que t’es venu au monde… Le seul réconfort que tu recherches, c’est auprès de tes bouteilles ! T’as pas besoin d’une femme, tes bouteilles te suffisent ! Tous les soirs, je m’endors avec un poivrot qui bande mou… Quelle vie ! Je n’ai jamais demandé ça, moi ! Tu ne crois pas que j’ai le droit de rêver à autre chose ?!

-          C’est quoi, pour toi, rêver à autre chose ?! Te faire tringler par un type différent chaque jour, c’est ça ??

-          En tous cas, c’est déjà de ne pas baiser avec toi, ça c’est sûr !

-          T’inquiète, j’avais remarqué, ne t’en fais pas ! Tu ne cries jamais quand tu baises !

-          Ca dépend avec qui ! Avec toi, il faut vraiment le vouloir…

-          Madame n’est plus satisfaite avec l’outil de son mec, alors Madame va tirer ailleurs ! Il en a une plus grosse, c’est ça, ton Kamel ?! Réponds, n’aie pas peur !

Las, elle posa les mains sur ses hanches et secoua la tête :

-          C’est pas une question d’outillage… Tu sais que c’est une maladie, quand on ramène tout au cul ?

-          Je m’en tape !!!

-          Vas-y, crie encore plus fort, que tout l’immeuble t’entende !

-          Je n’en n’ai rien à foutre, des voisins, je suis chez moi, ici ! Je paye mon loyer tous les mois !

-          Ah, bon ?! C’est la dernière, celle-là ! Et depuis quand tu payes le loyer, toi ?! Avec quel fric ?? Tu n’es même pas capable de toucher autre chose qu’un RMI et tu viens la ramener, c’est le comble ! Sans moi, tu coucherais dans la rue, avec les clodos, une bouteille à la main ! D’ailleurs, tu ne vaux pas mieux qu’eux…

-          Parce que tu crois peut-être que tu vaux quelque chose, toi !! Souviens-toi comment on s’est connus… Si je n’avais pas cherché à écrire une histoire réaliste sur les annonces de cul, tu en serais encore à implorer la pitié d’un black pour qu’il vienne te fourrer sa trique dans le cul, pour pas un rond ! Je ne suis pas prêt de l’oublier, ton annonce… « Belle salope aux gros seins cherche plan cul sans limites. Adepte de pluralisme et de dilatations, je n’ai pas froid aux yeux. Blacks et beurs bienvenus. Je peux me déplacer sans problèmes. Contactez-moi, réponse assurée si photo, nue ou non ».

-          N’empêche que tu m’as rencontrée ! Et c’est toi qui voulais me revoir, après, pas moi !

-          Tu n’étais pas obligée d’accepter !

-          Normal, t’étais le premier type à peu près cultivé que je rencontrais…

-          Ca avait pas l’air de te déplaire, pourtant…

-          C’est toujours pareil, au début, on croit toujours au prince charmant, à la perle rare. C’est après, qu’on regrette.

-          Tu crois peut-être que je ne regrette pas, moi ! Tout le monde t’est passé dessus sauf les camions, et encore, ça reste à prouver… Tu tirais déjà ton coup quand je jouais encore aux big Jim ! Sans ton cul, tu serais au chômage ! Et après, t’iras manifester avec les autres débiles du MLF à la première occase…

-          Il vaut mieux avoir un beau cul que rien du tout, ça peut toujours rendre service ! T’es bien placé pour le savoir…

-          Ah, parce que c’est pour rendre service que t’as couché avec le maire, le chef du service technique et cet enculé de Kamel ?!

-          J’ai toujours eu un faible pour les africains, c’est plus fort que moi, et tu le sais très bien, puisque ça t’excitait ! Si t ‘étais pas aussi désagréable avec moi, ces derniers temps, je n’aurais jamais baisé avec Kamel. Et le maire, je n’ai jamais couché avec !

-          Ah, bon, c’est nouveau ?! Tout le monde le sait, dans la ville !

-          Non, tout le monde sait que j’ai pompé le maire, ce n’est pas la même chose… Et en plus, je n’étais pas la seule, je te signale…

-          Tu joues sur les mots, en plus, salope !! Ferme-la, tu me dégoûtes !!

Il ouvrit une armoire, sortit un verre et se versa une forte dose de whisky sec, qu’il avala d’un trait. Il remit ça à trois reprises.

Elle le fixa avec dédain :

-          Trouve-toi un bon job qui paie, au lieu de picoler et de me faire la morale, après tu pourras gueuler !

-          Le fric, le fric, toujours le fric… Il y a que ça qui compte, à tes yeux !! Je suis un Artiste, moi, un AR-TI-STE !!! Tu sais ce que c’est, un Artiste ??

-          Ouais, je sais ce que c’est, c’est quelqu’un qui vit de son Art, pas des allocations chômage ! C’est quelqu’un qui crée, qui intéresse les gens par ses œuvres !

-          N’importe quoi ! Ouvre ton dico, et relis bien la définition, t’as tout faux !

-          Non, je n’ai pas tort, tu le sais très bien ! Franchement, qui s’intéresse à tes nouvelles, à part les pervers en manque et ton éditrice porno de merde, qui d’autre ??!! Michel Quint était publié dans une maison d’édition respectable dès son premier livre, ton Dieu Bukowski, pareil ! Radiguet, lui, c’était un mythe à vingt ans ! Toi, t’en as bientôt trente, et t’es juste un mytho !

-          N’im-por-te quoi ! Les gens se sont servis de la mort de Radiguet pour en faire un mythe, ce n’est pas pareil… Ne me parle pas des exceptions, OK ?! Combien d’écrivains ont ramé pour être publié ??!! Il y en a des tas ! Même Gide, Kerouac et Delerm ont galéré. Neuf ans, qu’il a mis, Kerouac, pour être édité, avec « Sur la route » ! Borghero, ton pote que tu trouves si courtois quand il débarque à la bibliothèque juste pour mater tes nichons, quatre ans ! Et encore, il est chez un éditeur minable qui ne le fera jamais connaître en dehors de Lorraine… Pourtant, eux, ce n’est pas de la littérature de gare, comme ton Quint !

-          Tu dis conneries sur conneries, mon pauvre ! Lis d’abord « Effroyables jardins », avant de critiquer Quint. Lui, au moins, il maîtrise la langue française, et il sait mettre de l’émotion dans ses textes, pas comme toi… T’es incapable d’écrire la moindre histoire valable ! Il faut toujours que tu mettes du cul, dans tes trucs, toujours ! Même dans tes poèmes, il y a que du cul, tellement t’es obsédé, t’as pas honte ??

-          Pourquoi je devrais avoir honte de mes poèmes ?! Je te signale que deux ont eu un prix…

-          Arrête ton char, il y avait combien de participants, à tes concours ?? Douze pour le premier, cinquante pour le deuxième, à tout casser. Et t’étais même pas fichu d’être premier… Quel talent !

-          Le talent ne se reconnaît pas, ça date pas d’hier…

-          Ça ne date pas d’hier aussi les mecs qui écrivent en croyant qu’ils en ont, alors que c’est faux !

-          Arrête d’être médisante, t’es en train de me foutre en rogne !

-          C’est la stricte vérité !

-          Ce n’est pas ce que tu disais de ma dernière nouvelle, l’autre jour…

-          Je t’ai menti ! J’ai dit ça pour te faire plaisir ! Je n’aime pas ce que tu fais ! Rien !! Ton style me débecte, tes personnages me débectent, tes histoires me débectent !!

-          Merci, ça fait toujours plaisir d’apprendre que sa propre nana n’aime pas ce qu’on écrit…

-          Regarde les choses en face, Alexandre, rien qu’une fois, je t’en prie… T’écris depuis plus de cinq ans, maintenant. Ton roman, personne n’en a voulu, aussi bien chez les grands que chez les petits éditeurs. Le seul qui voulait l’éditer, c’était à compte d’auteur. Tu parles d’un cadeau…

-          Je te rappelle que le premier chapitre avait intéressé un éditeur.

-          D’accord, mais le reste, non. Un roman, ce n’est pas basé sur un seul chapitre, ça serait trop facile… T’as eu deux prix pour deux poèmes, d’accord, mais dans des concours minables, et t’as rien eu pour les autres, même pas un accessit… Tes nouvelles, personne n’en veut, sauf cette vieille pute d’éditrice de bouquins de cul que t’as dû t’envoyer pour qu’elle daigne te publier quelques histoires. Tu crois franchement qu’on peut s’autoproclamer écrivain, quand on a aussi peu de réussite ??

-          Ca va venir, il faut juste être patient… C’est qu’une question de temps. Ma chance viendra aussi.

-          Non, ce n’est pas vrai… Moi, je crois plus au père Noël, désolé ! Je pourrais voir le début de ta dernière nouvelle, s’il te plaît ?!

Il expira, alluma son ordinateur et imprima une page, qu’il lui tendit :

 

                                             « Les blancs aussi, assurent

 

Bien qu’il roulait régulièrement des joints, Todd était de ceux qu’on ne roulait pas facilement. Les ficelles du métier, il les avait apprises très tôt. Dealer avec une nana qu’on se tapait était le dernier plan à faire. Aussi, lui préférait s’en tenir aux potes du quartier tout en se farcissant leurs greluches. Il les aimait distinguées : grandes, brunes, teint mat si possible, mais surtout très ouvertes. »

 

-          C’est tout ce que t’as pu écrire de toute la soirée ? demanda t-elle, dépitée.

-          Ouais, c’est tout…

Il baissa la tête.

-          Passer autant d’heures pour écrire seulement six lignes, c’est vraiment pas terrible.

-          Sept, avec le titre ! se hasarda t-il à répondre.

-          Six, sept, où est la différence ? Tu crois franchement que ton histoire pourrait intéresser un éditeur valable ?

-          Je n’en sais rien…

-          Arrête tes conneries, je t’en prie… A la deuxième ligne, tu parles déjà de cul, c’est plus fort que toi… Et le titre n’est pas très recherché…

-          Vas-y, toi, fais-mieux, je demande que ça !

-          Mais ce n’est pas moi, l’écrivain ! Moi, je range les livres, je les commente rapidement, éventuellement, pour certains adhérents, mais mon rôle s’arrête là.

-          Tu trouves toujours quelque chose à dire. Je n’aurai jamais le dernier mot, avec toi…

Elle le gratifia d’un sourire, pour la première fois depuis bien longtemps, l’enlaça tendrement et versa une larme.

-          Pourquoi il faut toujours qu’on se batte comme des chiffonniers, nous deux, on ne pourrait pas s’aimer normalement, comme tout le monde ?

-          Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas, mais je te promets d’essayer. Je t’adore. T’es la plus tarée des nanas, mais je ne pourrais pas vivre sans toi, je te jure. Je déraille trop quand tu n’es pas avec moi, il faut me croire !

-          Je te crois, mon coeur.

Instinctivement, elle retira ses vêtements et s’allongea sur le lit.

Il la regarda fixement, comme un jouet qu’un gamin ne cesse de convoiter, mais que ses parents ne lui paieront jamais.

-          Je vais pondre une histoire sur nous deux, rien que nous deux. Ca sera la plus belle histoire d’amour jamais écrite !

-          Ah, oui ! c’est une bonne idée, ça. Je te fais confiance, mon amour. Allez, viens t’allonger près de moi, comme au bon vieux temps, j’en meurs d’envie…

Il s’approcha de la fenêtre, qu’il ouvrit entièrement, passa la tête hors de l’encadrement et hurla à plein poumons :

-          J’aime ma nana !!! Vous m’entendez, tas de nullards endormis dans vos pieux puants, j’aime ma nana !!! Je ne suis peut-être pas l’écrivain le plus génial de ma génération, mais j’aime ma nana, MOI !!! Qu’est-ce que vous avez tous à me dire, putains de moutons asservis par vos patrons de merde ??!!

L’écho de sa voix caverneuse retentit dans tout le quartier. En réponse, des aboiements de chiens fusèrent, fugitivement, en cette fraîche nuit de pleine lune, qu’un vent paisible parcourait.

 

 

Lun 24 jan 2011 Aucun commentaire